Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 10:33
Tout d'abord, je tiens à vous exprimer ma joie de retourner à Bruxelles très prochainement pour effectuer mon 2cnd stage... pas tout à fait crédible? bon, d'accord, retrouver Bruxelles ne m'enchante peut-être pas autant que ça le devrait, car j'ai passé une merveilleuse semaine à Rome avec Duong et une autre, plus calme mais non moins merveilleuse à Paris (à tenter de rédiger mon rapport de stage).

Roma!! Que de merveilles vues et de crampes aux mollets :)
Voilà donc quelques photos (si ma connexion le veut bien)
Rome-1310.JPG
Rome-1334.JPG
Rome 1341
Rome 1352
Rome 1419
Bon... en fait j'ai un millier de photos mais ma connexion ne veut pas que j'en ajoute plus... fine, you win :P le reste sur Facebook dans quelques jours!


Mon 2e stage... voilà en quoi il devrait consister:
La même chose (des relations publiques - donc de la com) mais sur une période de 2 mois et demi, pour un festival international qui se déroulera en mai et qui accueillera un très grand nombre de productions d'un peu partout dans le monde. Ca risque d'être assez pointu et intéressant!! Cette fois, je devrais tout faire toute seule, ce qui constitue un pas de plus vers la professionnalisation - je ne suis pas tout à fait rassurée  :)

Par ailleurs... viennent s'ajouter à la liste de pièces sans compte rendu sur ce blog: (dans le désordre)
- "Tempest, without a body" (spectacle de danse très déroutant chorégraphié par Lemi Ponifasio, que tous les festivals s'arrachent aujourd'hui si j'ai bien compris - ancré dans la tradition maori et complètement contemporain, fascinant!! un extrait là: http://www.youtube.com/watch?v=WfLqv85uCww )
- "Les Naufragés du Fol Espoir" (le dernier spectacle du Théâtre du Soleil, particulièrement beau au niveau de la scénographie mais qui m'a laissée un peu dans l'attente d'autre chose)
- "Un Tramway" (à l'Odéon, un Warlikowski avec Miss Huppert en vedette, rien que ça, mais descendu en flammes par beaucoup de critiques. Enervant par un certain nombre d'aspects mais quand même...!)
- "Missie" (une pièce en néerlandais, vue au KVS, présentant un ancien missionnaire au Congo et son récit, entre mission et retours en Belgique - extrêmement juste et touchant malgré le sujet qui ne m'attirait pas au premier abord. J'ai frémis à certaines blagues "coloniales" tandis que toute la salle riait au 1er degré, ou jaune, mais riait. Cela m'a permis de comprendre en partie le fossé culturel entre moi et la culture flamande). 
Par KemVani - Publié dans : Choses vues et entendues
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 00:36

Effectivement ça fait un moment que je n'écris plus. Pourtant j'ai continué à faire et voir des choses intéressantes. Mais le boulot, les week ends à Paris, la flem aussi... tout ça. Bref. Pas trop d'excuse en fait.

Donc voilà, un peu dans le désordre, quelques commentaires sur ce que j'ai vu récemment. Cet article va probablement se développer au fur et à mesure... ou pas.

1. "Manteau long en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge" (ça je l'ai vu ce soir, donc c'est frais dans ma tête)

cf Les Trois Coups: http://www.lestroiscoups.com/article-34467454.html

Je ne dois pas être très réceptive à ce genre de créations... de la danse? peut être. de la gymnastique? aussi. de la réflexion? j'imagine, mais je ne l'ai pas vue. de la provoc? certainement. mais quoi... je me suis fait chi... pourtant cela s'annonce clairement comme quelque chose qui sort du bon gout, qui est décalé, léger et sexy (pour reprendre le titre de l'article des Trois Coups)manteau-long.jpg
... je n'ai rien trouvé sexy... pas le corps de cet homme dont on voit les côtes, et des muscles en des endroits étranges, et dont on voit aussi la toute petite anatomie. pas sexy non plus le corps de cette femme blonde, vraiment maigre (qui ceci dit possède un fessier tout à fait digne d'intérêt - et de jalousie), sans hanches, sans seins. pas sexy leurs mouvements du bassin suggestifs certes mais qui ne sont finalement que des échauffements de gym ou de danse. pas beaux non plus, pas selon moi. et cet homme en bleu, et cette femme en rose. oui bien sur je vois l'ironie, l'humour. mais je peine à le comprendre, à l'intégrer. et contrairement à ce que dit la presse, je me suis moins sentie complice des "performers" que mal à l'aise.
Léger... pas non plus, je ne crois pas. J'ai plutôt perçu une certaine insistance, et du mauvais gout (certes très assumé) qui plombe, comme la musique ("Boys boys boys") plombe et comme les éclairages plombent.
Le seul moment qui m'a un peu plu, au final, c'est quand ils se mettent carrément à poil et qu'ils dansent, la main de l'un sur les parties de l'autre (comme la main dans la main mais sauf que c'est pas la main. ça fait le même effet c'est assez bluffant), une petite chorégraphie stupide type modern jazz simplifié. Là, pour le coup, il y a une certaine virtuosité à vouloir faire en sorte que les deux danseurs soient nus sans que jamais on ne voit leur sexe.

Bon, ok, techniquement ils sont vraiment impressionant. Mais la technique ne fait pas l'oeuvre d'art, on le savait déjà assez.


2. "Causerie sur le Lemming"

Je ne l'avais pas vu à Avignon et  ça me travaillait. C'est aujourd'hui chose faite.
En voilà l'argument: un conférencier seul en scène tente d'expliquer le pourquoi du comment du lemming. Voui. Et en fait... c'est drôle, presque pas long, honnête en tout cas, simple au niveau de la scénographie, et ilemming8911bau8nventif. Inventif, en ce sens que... comme dans tout bon amphi, on a une table, un rétroprojecteur, un tableau blanc, des bouquins, une bouteille d'eau, une lampe. Et point. Et la table se transforme en tunnel de rongeur, et le passage de la bouteille d'eau sous la lampe du rétro créé une aurore boréale sur le tableau blanc, et le conférencier devient le lemming, l'ancien scout (ah ça, la Belgique et le scoutisme...), le rapace, l'ourse polaire, l'inuit... etc.
Si cela ne casse pas selon moi cinq orteils à un canard, j'ai en tout cas passé un très bon moment en compagnie de quelqu'un qui... s'y connait sur la petite bête qu'on appelle "lemming" (de la famille de la rate, qui vit en antarctique, tout ça - et puis en fait zavez qu'à aller voir sur wikipedia), et qui aime aussi profondément l'Humain. Une chose n'empêchant pas l'autre.
Cette pièce-ci,pour le coup, est totalement décalée, et tiens la distance. Voilà... si je songe à autre chose... on verra plus tard.


3. "La version Claus" (ça je l'ai vue la semaine dernière ou celle d'avant, c'est déjà moins frais)

Que dire à part que... je suis totalversie claus 3 c koen broosement bluffée par ce commédien (Josse de Pauw) qui (joue 5 pièces en un mois tout en étant malade) parvient à vous captiver, quoi qu'il dise, de façon inconditionnelle... La soixantaine, il chante le jazz, se transforme en Hugo Claus (grand écrivain belge mort il y a peu).
C'est un quasi solo, dans le sens où sur le plateau il y aussi un (vrai) nain qui joue le journaliste menant l'interview, mais il ne dit jamais rien. Sa présence en revanche est magnifique, la tenue de son regard, et la scénographie.
Josse de Pauw, transformé donc, raconte et explique qui est Hugo Claus, enchaînant les affabulations, petits mensonges et inventions de toutes pièces à la manière de son personnage.
Mais une semaine après, je cherche encore mes mots... si vous voulez en savoir plus, le mieux c'est d'aller lire ça: http://mutualise.artishoc.com/maillon/media/5/la_version_claus.pdf .



A venir encore...
4. "Ruhe" (de Josse de Pauw mais pas joué par lui)
5. "Pleurez mes yeux, Pleurez" - une relecture du Cid intéressante même si pas forcémment aboutie
6. "Littoral" - la aujourd'hui célèbre pièce écrite et mise en scène par Wajdi Mouawad, que j'ai, comme beaucoup, trouvée magnifique.
7. "Werk" - écrit et lu sur scène par Josse de Pauw, que je vais voir demain soir (!!)
8. "Mon bras" - une pièce du groupe TOC, semble-t-il totalement hallucinée et hallucinante, que je verrais jeudi soir.

et après je souffle, un peu

et puis je vous parle de "Demain" (pièce chorégraphiée de Michèle Noiret qui se joue au TN à partir du 3/02) et du "Chagrin des Ogres" (début février aussi, et que j'ai vraiment hâte de voir, à force d'en parler tous les jours  pour en faire la promo).

Par KemVani - Publié dans : Choses vues et entendues
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 01:02

 

C'était la semaine dernière avec Duong. On s'est pris la pluie et un vent à décorner les escargots. Mais quand même, l'ambiance "bientôt Noël", c'est sympa, et cette ville est vraiment jolie.

Fort touristique....

... et pittoresque!


Très chrétienne sans aucun doute...


...


Après la pluie.

Pas pour rien qu'on l'appelle la Venise du Nord!
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The famous... (spécial Gillou)
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_1131.jpg
_1152.jpgmais qui voilà :)

_1129.jpgBonne nuit...
Par KemVani - Publié dans : Choses vues et entendues
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 11:56
Si la publication de ce monologue sur mon blog est perçue comme une atteinte au droit d'auteur, merci de me le signaler.

J'ai la chance d'avoir accès, par le compte Facebook du Théâtre Natinal que j'alimente, à certaines choses... comme ce monologue issu de la pièce Si demain vous déplaît (m.e.s. Armel Roussel - Utopia2). 
N'ayant pas eu la chance de voir la pièce, je suis contente de pouvoir le lire... il est touchant et magnifique, terrible mais vrai (en tout cas chez moi il a résonné d'une manière incroyablement forte), et je me souviens qu'à une époque (pas si lointaine) c'est le genre de chose qui me passait par la tête, enfin pas exactement, certes, mais...

Lisez:

***

Le Soir du 10-11/11/2009
Article journal Le Soir

Je suis l’adolescent.
Je suis né dans les années 90.

Je suis né un peu après le 9 / 11.
La chute du mur.
Boum.
et je suis né un peu avant le 11 / 9.
La chute de deux tours.
Badaboum.

Je suis né au temps de la décomposition.
Dans le sentiment confus d’un achèvement sans lendemain.
Partout autour de moi, il n’est question que de la fin.
Fin des utopies.
Fin du politique.
Fin du sens.
Fin de l’art.
Fin du nouveau.
Fin du féminisme.
De la libération sexuelle.
Du plein emploi.
De l’âge d’or.
Fin du communisme.
Fin de l’Histoire.
Et pour finir, fin de la modernité elle-même.
Je suis l’enfant d’un enterrement.
Un enfant à qui l’on a bourré le crâne de leçons trop nombreuses.
Et aujourd’hui, je voudrais en finir avec la fin.

Ma mère espère chaque jour que je vivrai sans mouvement de société,
sans idéaux politiques trop grands pour moi,
sans hostilités à l’égard des pouvoirs en place.
Mon père espère chaque jour que « tout se passera bien » pour moi.
Quelque part, mes parents voudrait me faire confondre « devenir adulte » et « résignation ».

Allez vous faire foutre.

La nouvelle architecture du monde uni est démocratique et généreuse, tout le monde peut y trouver sa place.
Elle prévoit que nous ayons accès au travail, à l’éducation au confort…
Au « bonheur ».
J’entends une multitude de voix : des opinions, des messages en continu.
Tous m’enseignent que je suis libre.
Je suis libre de rêver. Libre de m’exprimer. Libre de choisir.
Je suis même libre de me révolter.
Tout en dedans. Rien n’est en dehors.
Mais j’ai oublié la provenance de ces principes.
J’ignore qui en a décidé.
Tout ce que je sais c’est que la « nouvelle architecture du monde Uni »
A tout avalé.
Y compris sa propre contestation.

Je cherche une issue.

Je voudrais bien être communiste
Mais finalement je ne sais pas exactement ce que ça signifie.
Je pourrais aussi être anarchiste…
Mais ça n’est pas très clair non plus.
A vrai dire, ce que je voudrais vraiment, c’est être anarcho-communiste.
Mais quand je mélange les deux, c’est complètement le bordel.
Je crois que le sens de ces idées
a été enterré avant que je ne vienne au monde.
Je vis avec une désagréable sensation.
L’impression que :
Soit je suis né trop tard,
Soit je suis né trop tôt.
J’ai peur, parce que je ne sais pas ce que j’ai à faire ici.

Cette époque me laisse un problème respiratoire.
Je manque d’air.
J’ai besoin de m’accrocher à quelque chose pour exister.
Je pourrais consommer de la drogue,
Penser à me suicider,
Ou à me moquer de tout et à faire du rire un mode de survie.
Mais ce choix là, je n’en veux pas.
il m’oppresse.
Il me provoque un mal étrange qui se traduit en moi
par un sentiment puissant d’impuissance.
Un mal qui ne se remarque pas
Mais qui serre la gorge, le ventre, et le corps tout entier.

Je suis un adolescent qui attend.
J’attends. Sagement. Passivement.
Mais impatiemment.
J’attends l’effondrement général.
L’effondrement économique, politique, culturel, moral,
de cette architecture invisible
que mes parents ont mis en place pour moi.
Ou pas.
Je suis un ado qui n’a aucune raison de se réveiller tôt le matin,
je suis un ado qui est encore un enfant.
Je suis un ado qui attend.
Mon plus gros point faible est très clair :
Je ne sais pas exactement de quoi je me plains.

Chaque jour, je rage de l’impudeur avec laquelle
certaines vieilles personnes s’étalent et se rependent.
Je voudrais qu’elles se taisent, bon sang.
Qu’elles se taisent ou qu’elles meurent toutes.
Et qu’elles emportent avec elles leur égo misérable,
leur souvenir,
leur état,
leurs histoires,
leurs désillusions,
leurs conclusions,
leurs révolutions manquées,
leurs partis,
leurs parlements
et tous leurs cadavres.
Ces gens-là ont tout raté,
Et partout, je ne vois qu’eux,
En boucle.
Qui se répètent.
Et ils ne me demandent même pas pardon.

J’aurais voulu autre chose.
J’aurais voulu qu’on m’apprenne ce que c’est la révolution. La contestation. J’aurais voulu qu’on m’apprenne ce que c’est s’indigner, s’insurger, dire non.
J’aurais voulu qu’on m’apprenne ce que c’est se réunir, prendre parti, défendre des idées.
j’aurais voulu qu’on me dise à l’école, comment on fait pour défendre ses idées, pour ne pas trahir ses idées.
J’aurais voulu qu’on m’aide à me poser les bonne quêtions, savoir comment on fait pour induire la bonne question.
J’aurai voulu qu’on m’apprenne quelles actions sont possibles pour changer les choses plutôt que de s’en accommoder.
J’aurais voulu qu’on m’apprenne ce que c’est la révolution et pas la révolte.
J’aurais voulu qu’on me parle joliment de l’être humain.
J’aurais voulu sentir de la force concentrée partout autour de moi pour qu’on ait le désir de changer les choses ensemble.

Sans doute que plusieurs d’entre vous me trouvent ridicule,
Sans doute que certains se disent « oh qu’il est mignon »..
Et bien ceux là, je les emmerde.
Je suis l’adolescent et je vous emmerde.
parce que vous ne me donnez pas de réponse et que je ne sais pas où en trouver.
Je suis l’adolescent et je vous emmerde.
Parce que je suis en manque.

Cette école du désespoir,
Je n’en veux pas,
Elle me tue.

Je suis en manque.Manque de temps / Manque d’amour / Manque d’envies / Manque de besoins / Manque de sources / Manque de confiance / Manque d’espoir / Manque de pulsions / Manque de créativité / Manque d’exigence / Manque d’urgence / Manque d’investissement / Manque d’explosion / Manque d’instinct / Manque de sex / Manque de force / Manque de fondement / Manque de génie / Manque d’appétit / Manque de transgression / Manque d’idéaux (?)
Manque d’aide / Manque d’entraide / Manque d’horizon / Manque de corps / Manque d’esprit / Manque de sagesse / Manque de solitude / Manque de désirs / Manque d’amitié / Manque de convictions / Manque de peurs / Manque d’ennemis / Manque de souffre / Manque d’étincelles / Manque de feu / Manque de cri / Manque de mots / Manque de sentiments / Manque de sensations / Manque d’argumentation / Manque d’observation / Manque de contestation / Manque d’intelligence / Manque d’organisation / Manque de pulsions / Manque de place / Manque d’impact / Manque de voix / Manque de cris / Manque de rassemblements / Manque de logique / Manque d’illogisme / Manque de rêve / Manque de repos / Manque de flâner / Manque de penser / Manque de voyage / Manque d’éclat / Manque de désir sans fin / Manque de transgression / Manque de transpercements / Manque d’évolution / Manque de révolution / Manque de libération / Manque de liberté / Manque d’air / Manque de respiration / Manque d’énergie / Manque de contestation / Manque de droit / Manque de révolte / Manque de gouts / Manque d’insurrections / Manque de résistance / Manque d’esprit / Manque de calme / Manque de sagesse / Manque de manques / Manque d’existence / Manque de marge / Manque de souvenirs / Manque rage / Manque de cœur / Manque de foi / Manque de croyances / Manque de projets / Manque de projections / Manque de conviction / Manque de partage / Manque travail / Manque d’indication / Manque de directions / Manque d’illusions / Manque de détournements / Manque de fautes / Manque d’accidents / Manque de surréalisme / Manque de vrai / Manque de fort / Manque de vérité / Manque de réalité / Manque d’authentique / Manque de sincérité / Manque d’imagination / Manque d’honnêteté / Manque d’humilité / Manque de savoir / Manque de faire / Manque de savoir faire / Manque de savoir vivre / Manque de savoir mourir / Manque de place / Manque de savoir laisser sa place / Manque de savoir dire / Manque de savoir se taire / Manque d’éthique / Manque d’objectifs / Manque d’objectifs supérieurs / Manque d’objectifs trop grands / Manque d’objectifs trop grands trop hauts trop loins / Manque de trop / Manque d’excès / Manque d’écoute / Manque d’histoires / Manque de contes / Manque d’excès / Manque de volonté / Manque de mots / Trop de mots / Manque d’actes / Manque de passage à l’acte / Manque de Soleil / Manque de RÊVES GROS COMME DES SOLEILS COUCHANTS AU BOUT D’UNE ROUTE (Faulkner) / Manques de manques / Manques de couilles / Manques de vraies couilles / Manques d’être / Manques de besoins / Manques de nécessité / Manque de maintenant / Manque d’ici / Manque de tout de suite / Manque de toujours / Manque de oui / Manque de faire / Manque d’urgence / Manque de foi / Manque de confiance / Manque de clairvoyance / Manque de comment / Manque de pourquoi / Manque de croire / Manque de croire que c’est possible / Manque de savoir qu’on veut / Manque de savoir qu’on peut / Manque de décisions / Manque d’impact / Manque d’explosions / Manque de rejets / Manque de Non / Manque de vous / Manque de toi / Manque de moi / Manque de nous / Manque de puissance / Manque de grandeur / Manque d’âme / Manque de succomber / Manque de réaliser / Manque de traverser / Manque de porter / Manque de sauter / Manque de crier / Manque de hurler / (…) Manques !
On
Ne
Renonce
Pas
à
Sauver
Le
Navire
Dans
La
Tempête
Juste
Parce
Qu’on
ne
Saurait
Empêcher
Le
Vent
De
Souffler
(T. More)


David Murgia – Armel Roussel

Issu du spectacle Si demain vous déplaît (m.e.s. Armel Roussel - Utopia2).
Monologue de l’adolescent
Source d’inspiration : Archimondain Jolipunk, de Camille de Toledo
Par KemVani - Publié dans : Autres choses à dire
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 14:12
Aujourd'hui, la dame responsable de l'accueil du théâtre est malade, ou quelque chose comme ça. Donc me voilà à l'accueil, avec rien de mieux à faire que de répondre au téléphone en écoutant Radio Nova et de... m'occuper de mon blog :) me revoilou, donc.

Avant d'oublier, je suis retournée à Brocandises (<3 !! 22 rue Ernest Solvay à Ixelles) et j'ai... acheté un autre sac (<3 !!! mais pas de photo encore), bref, voilà, c'était mon instant shopping (oui ça m'arrive aussi :), made me instantly pretty happy.

Sinon je rentre de yet another week end à Paris, j'y retourne le week end prochain d'ailleurs, ça m'a fait du bien! Avec Duong nous avons été à la Bellevilloise bruncher dans la Halles aux Oliviers (http://www.labellevilloise.com/visite-halle.htm ) dimanche matin et c'était topppp. Jazz en live (un trio dont le contre bassiste ressemblait à Johnny Depp en plus jeune), viennoiseries et pain perdu à volonté, assiette salée et jus de fraise (!). C'était génial, je conseille. :)



Bon maintenant, parlons théâtre (quand même!). Parce que mine de rien ça fait... un mois!

Et pendant ce mois, on a eu... le Festival des Libertés !


Créé et organisé par Bruxelles Laïque (le "non culte" laïque donc, pour ceux qui n'auraient pas compris - en vrai ça veut dire que la Laïcité en Belgique a le même statut, mode de subventionnement etc que les religions, un peu strange comme système mais... voilà), il avait cette année pour thème... les Murs (comme c'est original, happy fête de la chute du mur btw). Tout plein de documentaires (j'en ai vu un sur les dégats causés par les compagnies pétrolières en Amazonie, un sur l'art du Graffiti dans le monde et un sur le lien entre musique et émancipation des afro-américains aux US), de concerts (j'ai vu Groundation, Abd Al Malik - qui s'est assis sur ma chaise de bureau mais ça, c'est une autre histoire..., et quelques autres), de débats et de... théâtre!
Bon en réalité il n'y avait que cinq pièces proposées...


1. La Ballatta delle balate
Dispositif scénique: un homme presque seul en scène avec un musicien, quelques bougies posées par terre, une chaise, une lumière très jaune...
Cet homme c'est un ancien mafieux sicilien, un amateur de sang mais aussi de récits de la Bible, qui raconte les horreurs qu'il s'est jadis plu à faire subir à ses victimes (vraiment attroce, je vous laisse imaginer) en les mettant en parallèle avec les martyrs bibliques et le son du tambour. Tout cela... en sicilien. Mais malgré le barrage de la langue (et un surtitrage gravement mauvais), c'est une pièce qui fascine, d'abord à cause de son rythme et de la voix grave et marquée de cet homme qui va se transformer en litanie (un martyr, une horreur, un martyr... etc). Petit, trappu même, son corps est incroyable et passe par la haine, la colère, l'avidité, jamais la peur. Le public est mis mal à l'aise dès les premiers instants, et quand quelqu'un rit tout de suite il a honte, parce qu'en y réfléchissant c'est vraiment pas drôle ce qu'il raconte le bonhomme. C'est puissant, et on en ressort lessivé, plus vraiment à même de parler ou de faire quoi que ce soit. La pièce aura duré moins d'une heure.
Quelques photos là: http://www.festivaldeliege.be/Ephotos.asp?ids=29



2. Canzoni Impopolari
La réputation d'Ascanio Celestini n'est plus vraiment à faire (vous pouvez aller voir sur youtube si vraiment...), ce petit homme barbichu mais pas laid pour autant, très sympathique et... italien lui aussi! Il chante, raconte des histoires, des petites fables très critiques à l'égard de la mafia (encore!) et du pouvoir italien, et... ça bouge! Vraiment chouette, avec un jazz band franchement pêchu!! Bref, pas un très grand spectacle mais une bonne soirée, voyez les vidéos pour plus d'infos (je dirais que ça se rapproche de Gianmaria Testa, en plus politique).


3. Bloody Niggers!
Une pièce du Groupov (que j'ai vue ya un moment déjà, alors tant pis pour la réaction à chaud... hem), trois hommes en costume cravate (deux hommes africains, un métis - si, c'est important de le dire), un petit écran et des projections (trop à mon goût, je trouve que ça tue un peu le travail d'acteur), de la musique très fort. Pendant la première partie du spectacle, le public (occidental donc) se fait engueuler (enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti personnellement) pour tous les crimes comis par "l'Occident" (un concept malheureusement non défini et sur lequel tout le spectacle est fondé...) sur des peuples qu'il a un jour ou l'autre considéré comme "inférieurs". Enumération de génocides et d'attrocités, donc. Cris, citations d'auteurs connus qui choquent ("quoi, lui aussi il était raciste?") ou en tout cas qui sont faites pour choquer quand on n'a pas vraiment bien suivi son cours d'Histoire...
Et heureusement, un moment, le rythme est ralenti, la salle respire (je parle des spectateurs qui ne se sont pas enfuis), et quelques questions suivent toutes ces affirmations: Que faire, maintenant, alors qu'il reste tant de tabous? Comment l'Afrique doit-elle faire face à ses problèmes actuels? Et est-ce que la dénonciation de tous ces méfaits occidentaux, ce ne serait pas, aussi, une manière de ne pas évoquer, de passer sous silence les méfaits commis par des Africains sur d'autres Africains?
Et à partir de là, ils se transforment: les comédiens ne sont plus seulement les génies vengeurs de peuples opprimés par les "méchants blancs", ils deviennent des personnages, homme d'affaires verreux, femme africaine enveloppée dans sa dignité, homme dénonçant la haine des autres hommes, le mépris d'une tribu pour une autre, la constante comparaison et le désir d'apparaitre comme plus méritant que la tribu d'à coté, les insultes racistes entre les ethnies... etc.
Pas de conclusion, ce serait trop facile. Le spectateur sort, tout retourné, ébouillanté puis passé sous une douche glaçée, ayant perdu le peu d'illusions qu'il lui restait sur l'avenir de l'humanité. Scénographiquement, un beau spectacle, et dans le propos, mais si tout n'était pas forcémment très bien amené, cela reste une pièce importante à mon sens...


Puis, fin du Festival des Libertés, clic clac on replie tout, on range, le décor s'en va dans de gros camions, et le Théâtre se sent un peu vide.

Début du Festival Europalia Chine.

Mais avant cela, 2 choses que je suis allée voir:

- Petit déjeuner orageux un soir de carnaval (pour la deuxième fois! j'étais déjà allée le voir à Avignon) - tout simplement génial, j'adore... Mais pas trop le temps de détailler. La preuve en tout cas que la jeune scène belge a la pêche!!! Eno (le gars à droite) à même gagné le prix du meilleur espoir du théâtre belge, ou quelque chose comme ça.
Voilà quand meme le résumé officiel:
"Parabole sur l'amitié et la fonction sociale du comédien, cette performance extravagante se joue des codes du théâtre contemporain. Les deux interprètes s'évertuent à inventer les stratagèmes les plus alambiqués pour nous mener en bateau et, grâce à un humour féroce, nous prendre à revers."



- Histoire d'un idiot de guerre - le texte est d'Ascanio Celestini (son principe: il raconte l'histoire de son papa pendant la seconde guerre mondiale et au fur et à mesure les histoires des gens s'emboitent les unes dans les autres - un très beau texte, qui se découvre petit à petit comme une poupée russe), une scénographie très simple, proche de celle du conte oral (juste deux chaises sur la scène), pour deux comédiens (mais j'ai eu un peu de mal avec un des comédiens, trop de tics, un sourire trop...faux - mais j'ai appris ensuite que "dans la vraie vie" il est plutôt metteur en scène). Une bien belle pièce tout de même. J'aurais peut-être préféré la lire, tout simplement. http://www.rideaudebruxelles.be/saison0910/histoires/resume.php

Bon, pour Europalia, on verra quand ce sera fini ^^
Par KemVani - Publié dans : Choses vues et entendues
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